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5 commentaires

Un visiteur (dural) a dit :

Tu comptes en faire quoi de ta bd itinérante quand elle sera terminée (si elle termine un jour, malgré les promesses de l'auteur)?

13 juin 2010

pates a dit :

merci pour ta question dural, elle va me permettre de faire un point, que je n'avais pas fait depuis un bail. en fait avec ce travail, mis en ligne depuis déjà un certain temps (12 mai 2008, une éternité), j'ambitionne plusieurs choses… terminer le job, c'est en bonne voie, je crois…

la fin est écrite, et l'improvisation “organisée” qui est un peu ma marque de fabrique devrait nous amener à 65 pages environ, plus un court épilogue de 2 pages et basta. car contrairement à ce que laissait supposer le com de la page 5, tout à un coût et l'investissement personnel et financier est ENORME et à ma charge. si je devais chiffrer tout ceci en prenant une base de 200 ROROS par pages (ce qui n'est pas énorme, sénario, dessin, couleurs), j'arrive à un total de 13000 ROROS que j'ai investi personnellement dans cette création. on est quand même loin du rien annoncé.

donc effectivement se pose la question du comment rentabiliser, même du faut-il le rentabiliser et est-ce la vocation d'un webcomic d'être rentabilisé ?… moi je ne suis pas très bien placé pour répondre à cette question pour mon webco, pas vraiment objectif… mais par contre, vue la demande énorme des “providers” de contenu BD, je pense qu'il est obligatoire que les auteurs de webcomics (le genre, pas la plateforme) le fassent, sous peine de voir d'autres le faire pour eux ! (ce qui évidement on le sait maintenant, hypothèquerait tout espoir de monétisation “éthique”). exemple 143 albums cd auto-produit rapportent autant que 4 549 020 téléchargements sur spotfy, sources, ça fait réfléchir !

la proposition que j'ai reçu pour éditer la vie en version papier, même si elle n'est pas négligeable pour un éditeur n'est en aucune mesure à la hauteur de mon investissement (un poucentage de droits même élevé reste un pourcentage, je m'explique: 30 % de 0… ça fera toujours 0), alors pourquoi je perdrais mes droits pour au final une visibilité moindre et un gain improbable, c'est assez cornélien !

je pense me diriger pour ce webcomic vers une forme d'auto-publication que j'ai pu “manager” seul sous sa forme en ligne (grâce au outils). ça doit et ça devrait être possible de faire vivre ce webcomic sous une forme papier, numérique, voire numérisé (toujours auto-édité), je n'ai pas trop de doute à ce sujet. s'il est rentable à 143 ventes, alors va pour 143, restera toujours la licence libre (cc) pour faire découvrir un travail.

La vie… en chiffres. depuis le début, c'est à dire le 12 mai 2008: 11 825 visites, 66 855 pages vues, 5,65 pages par visite,

source de traffic: webcomics, direct, facebook, blogsbd, google, wikipedia, bd en ligne, appel du 18 juin, état des lieux (merci monsieur to), 20 mn,

c'est du boulot ! bye

14 juin 2010

Un visiteur (dural) a dit :

Ah, je suis assez heureux de voir que les artistes finissent par réaliser à quel point les majors sont des sangsues, et arrête d'idéaliser l'avenir radieux auquel ils pourraient hypothétiquement accéder en passant par eux. Cela fait plusieurs années maintenant que je défends les CC, particulièrement pour avec les plus permissives, ou celles incluant le NC, pour justement promouvoir avant de vendre, et ruiner la monopolisation du marché par quelques éditeurs qui dictent leur loi. Je sais, je suis assez militant, mais le numérique permet à mon avis une plus grande marge de manoeuvre aux artistes pour la reconnaissance de leur travail qu'avant, et tant mieux.

Sinon, pour le succès de ta bd, celle-ci, qui de mon avis perso est de bonne qualité, tient la route, ben il te reste à te faire faire de la pub, peut-être plus qu'avant, et à, par exemple dédicacer ta bd édité pour la vendre plus cher. Chez freakangels ou wulffmorgenthaler, c'est ce qu'ils font par exemple. Et puis sinon n'hésite pas à proposer de te donner de l'argent sur ton site perso. Ce qui est pris l'est. Tu peux aussi accepter des contrats où l'éditeur n'a pas pour autant l'exclusivité des droits d'auteur, s'il y en un qui accepte. Je ne sais pas quel type de public aimerait acheter ta bd, quelle clientèle serait intéressée. Mais les thèmes (charente-maritime, grossesse, musique) peuvent faire tilt dans des assocs dédiées ou des journaux locaux, si tu leur propose. C'est peut-être même les psys ou ceux qui s'intéressent à la psycho qui aimeront le plus ta bd.

Bon, je parle peut-être trop ou mal, bon courage à toi!

15 juin 2010

pates a dit :

oh moi tu sais, ça fait longtemps que je n'idéalise plus rien et surtout pas l'édition papier et “numérisé”, je suis un “vieux”, j'ai fait mes expériences. j'ai fait 4 bouquins “papier” depuis septembre, dont 2 sont déjà avécomixés, le métier de dessinateur de bd est “sinistré” depuis déjà plusieurs années, mais ces dernières c'est devenu si grave que tous sont touchés, ça me concerne plus que les pauvres connards comme moi, à la base, presque des ouvriers de la bd… c'est pas un hasard, l'essort du syndicat des dessinateurs de bd, l'appel du numérique, les déplorables offres des déplorables providers de bd en ligne (dont on se demande si leur but n'est pas de casser le marcher du livre numérique)… le paradoxe, c'est que la création existe toujours sur papier et en numérique nul doute que ça va pousser fort dans les qq mois, même dans les qq semaines, tout va tellement vite. même si il est essentiel de faire valoir ses droits auprès des éditeurs et provideurs, je pense que l'on ne pourra pas éviter les alternatives à “l'édition de masse”, comme l'auto-édition et je ne pense pas que les alternatives comme le crowfunding et autres redonnent de la valeur marchande à ce métier. en ce qui concerne ce webco, j'ai déjà des pistes… c'est vrai que je suis assez séduit par ce que font par exemple transmition x et les auteurs dont tu parles. en france c'est encore différent, le marché est plus restraint, il n'y a pas de studio, les auteurs bossent seuls et l'auto-édition “je schématise”, ça reste pour les louzeurs, de là à ce qu'un auteur se vive comme un auto-entrepreneur comme certains aux états-unis ou canada, il y a encore beaucoup de marge et il faudra que les auteurs perdent encore beaucoup plus que ce qu'ils ont perdu. et tu trouveras toujours des auteurs pour dire qu'il n'y a pas de problème, malgré les charniers !

16 juin 2010

yanouch a dit :

cool ton post pates, y'a longtemps que j'étais pas passé chez toi…

le numérique comme solution ? je veux bien mais ça ne va pas réhausser “la valeur de l'oeuvre” à mon avis… y'a qu'a voir le temps moyen passé par un lecteur sur un webco… c'est peut être bien pour les strips mais pas pour une histoire un tentinet complexe… internet pousse à consommer toujours plus et toujours plus vite ! maintenant pourquoi pas ? mais alors faut voir le truc un peu plus comme le cinéma… comme quand on regarde un film… pas entre deux arrets le matin dans le métro. Enfin c'est mon avis.

pour parler maintenant edition papier, qui represente quoi qu'on en dise encore quelque chose en france:

pour ma pomme je penche plutôt vers 'l'auto-entrepreneur" puisque même si je passe pour un looser je serais pas plus mal lotis qu'un looser professionnel qui se fait journalièrement pressurer par son éditeur.

j'ai pour projet un “modèle économique” un peu différent… pas de diffusion ou presque (seulement dans les bibliothèques et lieux ciblés avec des bouquins dit standards) puis une production perso d'une centaine d'album personnalisé (chaque album sera différent des autres si tu préfère) et ceux ci seront vendu très très cher… si la comm fonctionne bien on devrait se retrouver comme au moyen age… avec des objets cultes qui ont leur propre personnalité, le pied !

pour cela je monte mon imprimerie histoire de pouvoir faire ce que tous les circuits de l'industrie (et même les imprimeurs à l'unité comme thebookedition ) ne savent pas faire… publier UNE bande dessinée !

ça t'interesse ?

31 juil. 2010

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